Contre-Futurs 2

C’est dangereux d’être quelqu’un.e
– Subjectivation, technologie, politique

Organisé par Haud Gueguen, Emmanuel Moreira, et Frédéric Neyrat
– Mercredi 17 juin, 10-17h La Générale, Paris.

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PROGRAMME

Spoliation de la futurité
10h - 10h30 : Contre-allée 1 - intervention d'Anne Alombert.
10h30 - 11h : Contre-allée 2 - intervention de Luca Paltrinieri

Alter-subjectivité
11h - 11h30 : Contre-allée 3 - court métrage réalisé par Saad Chakali et Alexia Roux
11h30 - 12h : Contre-allée 4 - intervention de Sylvain Piron
12h - 12h30 : Contre-allée 5 - poème théorique de Romain Noël.

Ressaisie - perspectives critiques
12h3O - 13h30 : Contre-allée 6 - intervention d’Antoinette Rouvroy

13h30 - 14h30 : Pause déjeuner

Psyché
14h30 - 15h : Contre-allée 7 - Intervention de Sophie Mendelsohn
15h - 15h30 : Contre-allée 8 - intervention de Silvia Lippi

Science-fiction
15h30 - 16h : Contre-allée 9 - Exopoème d’Amandine André

Ressaisie - perspectives cosmiques
16h - 17h00 - Contre-allée 11 - Intervention de Barbara Glowczewski

1) L’un des objectifs sera de diagnostiquer le malaise dans la subjectivation lié à ce qui peut s’appeler l’épidémie de solitude, comme effet du néolibéralisme et des réseaux sociaux ; à la manière dont l’accélération de l’intrusion numérique par les IAs s’accompagne d’une technologie prédictive du soi (donc à une spoliation de la futurité) ; à la fascisation des sociétés et donc aux effets de dépression et aux défenses psychiques (constitution d’une « carapace » subjective par exemple), etc.

2) Mais il s’agira aussi, et surtout, de proposer autre chose qu’un diagnostic : les devenirs-sujets à venir ou potentiels, voir comment peut encore se projeter la psychè alors qu’abondent les images et récits de fin du monde ; comment la personne humaine peut trouver une forme de santé psychique en se réinventant dans des traditions (spirituelles, politiques, écologiques, cosmologiques) choisies, où l’humain n’est pas séparé de son dehors et de l’ensemble des autres qu’humains.

3) Plus spécifiquement, on pourra prêter attention à l’habitation numérique : si tout le réel, à l'heure des machine génératives, tend à devenir un glitch, c'est-à-dire une anomalie, habiter le glitch, est-ce se trouver pris.e au piège dans la machine ou la seule voie pour en sortir ? Une quelqu'un.e est-il possible dans le glitch ? Comment se négocie, subjectivement le rapport du « dedans » au « dehors » de l’empire machinique contemporain ?

Avec cette image que nous avons choisie pour titre : c’est dangereux d’être quelqu’un.e, surtout lorsque celle-ci s’oppose à la technologie imposée, la narration coloniale, l’assujettissement biologique ou culturel au sexe assigné. C’est dangereux d’être quelqu’un.e quand s’incarne un futur politiquement prohibé et que les pouvoirs s’abattent sur l’être-autrement à l’état naissant. Faudra-t-il réinventer de nouveaux « exercices spirituels », de nouveaux rites, de nouvelles manières de se rapporter à l’inconscient ? De nouveaux rapports à des traditions (politiques, spirituelles) ?

Réinventer une communauté ? Ou, telle serait l’urgence : un agencement autre entre un être-ensemble souterrain et celui qui lutte contre la loi publiquement en vigueur sous le soleil - entre l’infra-politique, le politique et le non-politique.

Intervenant.es : Silvia Lippi, Anne Alombert, Barbara Glowczewski, Sylvain Piron, Nadia Yala Kisukidi, Sophie Mendelsohn, Antoinette Rouvroy, Luca Paltrinieri, Amandine André, Romain Noël.

Présent.es dans le public : Antonia Taddei, Olivier Sarrouy, Raphaële Jeune, Saad Chakali, Ariane Mintz, Marie-Anne Dujarier, Bertrand Ogilvie, etc.

La Générale, 39 rue Gassendi 75014 Paris
Métro Mouton Duvernet / Gaîté / Denfert-Rochereau / Pernetty
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